L’objet retourne à son essentiel en allant de son initiative à la rencontre avec la nature. Les matériaux nobles d’humanité sont sélectionnés et façonnés par des corps d’artisanat et d’un grand savoir faire. Le travail du verre, pour la partie principale, la structure même de l’objet, devenu paysage, exprimé avec le caractère abstrait d’un Turner décadent.
L’art de la céramique, émaillée, qui en fait un objet tactile autant que visuel, choisi pour incarner le réceptacle qui accueille divers parapluies et en recueille en la redirigeant, l’eau collectées à la surface du parapluie.
Ici, «la goutte de pluie ne fait pas déborder le vase», elle lui donne sa dimension vivante, un objet avec qui le dialogue est responsable et protecteur. Les pièces sont uniques après avoir été d’abord aléatoires. Chacune à son identité. L’esthétique de l’ensemble s’accorde sur l’histoire tissée. Celle d’un objet qui transcende une approche du design comme faisant écho à la recherche de la pureté poétique fonctionnelle à travers un geste nouveau qui est créé. Un geste de réunification autour de la cellule familiale.
Une nature, y est choisie pour être conservée à l’intérieur, est essentialisé plus qu’évoquée dans ce temple dédié à la mémoire… Kinestesie de toutes les vies antérieures réunies dans une goutte d’eau.
Parce qu’il est important de revenir à l’essentiel, au commencement, à l’archétype.